Projections, ateliers, expositions, rencontres : l’Association française du cinéma d’animation (AFCA) coordonne, du 11 au 31 octobre, la 25e Fête du cinéma d’animation, en France et à l’international. Mode d’emploi pour y emmener les plus jeunes.
Fête du cinéma d’animation : Une 25e édition signée Pierre-Luc Granjon
Depuis dimanche 11 octobre, la fête du cinéma d’animation est lancée et se poursuit jusqu’au 31 octobre. En Île-de-France, certaines séances d’ouverture ont même démarré dès le 9 octobre. Organisée par l’AFCA, la manifestation promeut le cinéma « image par image » auprès du public et des médias. Elle s’articule autour de la Journée mondiale du film d’animation, célébrée le 28 octobre.
Cette année, l’invité d’honneur de la Fête du cinéma d’animation est Pierre-Luc Granjon, cinéaste venu à l’animation en volume au sein du studio Folimage, à Valence. L’affiche de l’édition est signée Chloé Farr, autrice et réalisatrice formée aux Gobelins. Côté programmation, l’Institut français et l’AFCA proposent notamment un programme de courts métrages jeune public, dont Les Bottes de la nuit, dernier film de Pierre-Luc Granjon. Selon les organisateurs, plus de 250 lieux culturels (cinémas, médiathèques, musées) et éducatifs (écoles, centres de loisirs) participent à l’événement. Hormis les séances de films pour enfants, le programme comprend des ateliers, des expositions et des rencontres avec les créateurs.

Des images colorées invitent les enfants à imaginer des histoires
Pourquoi l’animation fascine les enfants
L’animation transforme des images fixes en récits : un personnage court, danse ou traverse un monde imaginaire, une simple feuille devient forêt. Ce processus fait écho au jeu symbolique des tout-petits, pour qui un carton se change en maison et une couverture en bateau. Le cinéma d’animation prolonge, à sa manière, cette envie de créer et de raconter.
Le programme varie toutefois d’un lieu à l’autre. Les familles ont donc intérêt à consulter les programmations locales avant de choisir leur sortie, car certaines propositions s’adressent à un public plus âgé. Pour un enfant de cinq ou six ans, mieux vaut privilégier une séance courte et un récit facile à suivre, après avoir vérifié l’âge conseillé, la durée et le contenu.
Une diversité de styles et de techniques
Le film d’animation ne se résume pas à un genre. Les personnages peuvent évoluer dans un décor familier, une forêt, une montagne ou un royaume imaginaire. Les récits peuvent faire rire, raconter une rencontre, une découverte ou une petite aventure. Les techniques diffèrent aussi : dessin à lignes simples, pâte à modeler, marionnettes, images de synthèse. Cette variété permet aux enfants de comprendre que plusieurs façons de fabriquer des images peuvent servir une même envie de raconter. Nul besoin d’être initié pour apprécier : observer, écouter et laisser parler son imagination suffit.
Comment choisir une séance adaptée aux petits
À cinq ou six ans, les sensibilités varient : certains enfants préfèrent les histoires courtes, d’autres suivent volontiers un personnage sur un format plus long. Les parents gagneront à lire le résumé du film et les recommandations d’âge. Une bande-annonce donne une idée de l’ambiance, mais elle ne remplace pas les informations complètes sur le contenu.
Avant la séance, il peut être utile d’expliquer le déroulé : on entre dans la salle, on trouve sa place, les lumières s’éteignent, l’histoire commence. Au retour, une question simple suffit à relancer la conversation : « Quel personnage t’a fait rire ? » L’enfant peut aussi dessiner une scène ou inventer une autre fin. Ces échanges prolongent le plaisir sans transformer la sortie en leçon : le 7e art devient une expérience à partager.
Ateliers : comprendre comment naissent les images
Les ateliers annoncés dans le cadre de l’événement offrent une autre porte d’entrée. D’après les organisateurs, certaines activités initient à la fabrication de petits films, mais l’offre dépend du lieu et de la séance. Il convient de vérifier les conditions d’accueil, l’âge minimum et les modalités d’inscription : un atelier conçu pour des adolescents ne conviendra pas nécessairement à un enfant de maternelle.
À la maison, un exercice simple permet de prolonger l’expérience. Dessinez un petit personnage sur plusieurs feuilles, en le faisant avancer légèrement d’une page à l’autre ; en les feuilletant rapidement, l’illusion de mouvement apparaît. Autre idée : inventer une histoire en trois dessins (le début, une surprise, la fin). Le résultat n’a pas à être parfait ; l’essentiel est d’essayer, de rire et de raconter ensemble.
À l’affiche : trois histoires pour prolonger la découverte
Deux nouveautés sont sorties en salles le 7 octobre, et un titre plus ancien est disponible en VOD. Tous ne s’adressent pas au même âge.
Doraemon et le Château sous-marin : pour les plus grands
Réalisé par Tetsuo Yajima et distribué par Eurozoom, ce long métrage de 1 h 41 est le premier film de la saga Doraemon à sortir en salles en France. Remake d’un film de 1983, il emmène le chat-robot et ses amis camper au fond de l’océan, jusqu’à ce que le réveil d’un mystérieux château sous-marin menace la Terre. Le distributeur le recommande à partir de 8 ans : il convient donc moins aux enfants de cinq ou six ans. Découvrez aussi l’histoire de Doraemon et le chateau sous-marin qui détaille l’histoire.
Joyeuse Jungle ! : une aventure courte et colorée pour la Fête du cinéma d’animation
Plus adapté aux tout-petits, Joyeuse Jungle ! dure 1 h 10. Signé du Letton Edmunds Jansons, ce film coproduit par la Lettonie, la Pologne et la République tchèque suit Elizabeth, neuf ans, partie à la recherche de son petit frère dans la forêt vénézuélienne. Présenté à Annecy en 2026 (section « Annecy Presents »), il est distribué en France par Gebeka Films et proposé dès 5 ans dans les salles.
Le Royaume de Dawn : à voir à la maison pendant la Fête du cinéma d’animation
Plus ancien, Le Royaume de Dawn (titre original A Wizard’s Tale, 2017) est un film britannique d’environ 1 h 37 qui projette un jeune garçon dans un royaume de contes de fées déjanté. Une belle idée de séance familiale à retrouver en VOD.

Les enfants inventent des personnages et découvrent la magie des images
FAQ
Quand se déroule la fête du cinéma d’animation 2026 ?
La 25e édition a lieu du 11 au 31 octobre 2026, avec des séances d’ouverture dès le 9 octobre dans certaines salles franciliennes. Les séances et activités dépendent des organisateurs locaux.
Que peut-on faire pendant la Fête du cinéma d’animation ?
Le programme comprend des projections, des ateliers, des expositions et des rencontres. Les activités de la fête du cinéma d’animation varient selon les lieux participants.
La Fête du cinéma d’animation convient-elle aux enfants de cinq ou six ans ?
Certaines propositions s’y prêtent, notamment les courts métrages pour jeune public et les films d’environ une heure. Il faut toutefois vérifier l’âge conseillé et le contenu de chaque séance : un film comme Doraemon et le Château sous-marin est, par exemple, recommandé dès 8 ans.
Comment préparer une sortie avec un jeune enfant pendant la Fête du cinéma d’animation ?
Lisez le résumé, vérifiez la durée et choisissez une séance adaptée. Prévoyez ensuite un temps d’échange pour revenir sur l’histoire.
Peut-on découvrir la Fête du cinéma d’animation à la maison ?
Oui. Les enfants peuvent dessiner un personnage, inventer une histoire ou créer une petite séquence avec l’aide d’un adulte.
*Images générées par IA