Dans tous les sens : Mon Premier Festival mise sur l’imagination

Mon Premier Festival dévoile « Dans tous les sens », un programme inédit de sept courts métrages conçu spécialement pour sa 22e édition. Cat Lake City, Claquettes, Zoo, Sonámbulo, Ville et Cœur, La Petite Taupe et le carnaval et Baião d’intérieurs composent cette sélection de 35 minutes, à Paris.

Dans tous les sens, une création sur-mesure pour l’édition 2026

Mise en ligne le 18 septembre 2026 sur le site de la Ville de Paris, la fiche du programme le confirme noir sur blanc : il s’agit d’une « création Mon Premier Festival 2026 », assemblée spécifiquement pour incarner la thématique choisie cette année. Le principe : sept courts-métrages pour enfants venues d’Allemagne, des Pays-Bas, de France, du Canada et de Tchéquie, réalisées entre 1979 et 2025, réunies pour leur énergie, leur humour et leur manière de célébrer ce que la Ville de Paris décrit elle-même comme « le désordre joyeux de l’enfance ».

Le programme reprend le titre de l’édition tout entière. « Dans tous les sens » est en effet le fil rouge de cette 22e édition de Mon Premier Festival, qui se déroule du mercredi 21 au mardi 27 octobre 2026, précédée de séances scolaires organisées du 12 au 16 octobre.

Une fillette regarde à travers une loupe géante un monde miniature peuplé de petits animaux, illustrant le programme « Dans tous les sens »

Sept histoires où l’imagination des tout-petits part dans tous les sens

Sept courts métrages, sept façons de faire déborder l’imagination

  • Cat Lake City (Antje Heyn, Allemagne, 2019, 7 min) : Percy le chat se réjouit de passer une journée de détente à Cat Lake City, le paradis des vacances pour chats. Mais le lieu n’est pas à la hauteur de ses attentes, et même sa serviette n’est pas aussi sûre qu’il le pensait.
  • Claquettes (Quita Felix, Pays-Bas, 2022, 6 min) : La vie de trois habitants d’un immeuble bascule lorsque l’un d’eux perd sa chaussure de claquettes. Le malheureux danseur se lance sur les traces de sa chaussure disparue, sans passer inaperçu.
  • Zoo (Nina Heckel, France, 2018, 4 min) : D’après une histoire de Bernard Friot, l’auteur culte des Histoires pressées. Yuna, 6 ans, adore dessiner et raconter des histoires; cette fois, c’est au zoo qu’arrive un truc fou à sa petite sœur.
  • Sonámbulo (Theodore Ushev, Canada, 2018, 5 min) : Un voyage surréaliste à travers formes et couleurs, inspiré du poème « Romance Somnambule » de Federico García Lorca.
  • Ville et Cœur (Anne-Sophie Raimond, France, 2018, 3 min) : Le cœur du poète Guillaume Apollinaire bat au rythme de la ville et virevolte avec les girouettes, jusqu’au feu d’artifice.
  • La Petite Taupe et le carnaval (Zdeněk Miler, Tchéquie, 1979, 6 min) : Le héros muet créé par Zdeněk Miler en 1957 s’amuse dans le bazar laissé par le carnaval du village, jusqu’à l’arrivée d’un chien grincheux.
  • Baião d’intérieurs (Héloïse Dorsan-Rachet, France, 2025, 4 min) : Le film le plus récent de la sélection. Un petit oiseau en captivité observe le monde à travers sa vitre, avant qu’un étrange oiseau musicien ne l’entraîne dans un voyage hypnotique vers la liberté.

Mon Premier Festival, le grand rendez-vous du cinéma jeune public parisien

Derrière cette création se trouve Enfances au Cinéma, l’association qui pilote depuis 2005 Mon Premier Festival pour le compte de la Ville de Paris. Pour cette 22e édition, plus de cent films avant-premières, films cultes, ciné-concerts, ateliers et rencontres avec des réalisateurs investissent 21 salles de cinéma et lieux culturels parisiens, du Forum des images à la Cinémathèque française en passant par Le Louxor ou le Majestic Bastille.

Le festival ne s’arrête pas aux salles obscures : un jeu-concours, ouvert jusqu’au 8 octobre 2026, invite les enfants et adolescents à réaliser leur propre court métrage d’une à trois minutes sur cette même thématique « Dans tous les sens ». Fiction, animation, stop-motion ou documentaire : toutes les formes sont acceptées, à l’exception notable des vidéos produites par intelligence artificielle, écartées par le règlement du concours. Un jury de professionnels sélectionnera cinq lauréats, et le film gagnant sera projeté lors de la cérémonie de clôture, le 27 octobre au Cinéma des Cinéastesm une façon très concrète de prolonger la créativité des enfants une fois sortis de la salle.

Une mission d’éducation à l’image, au-delà du seul divertissement

Au-delà de la programmation, Mon Premier Festival revendique une mission d’éducation à l’image : éveiller le regard critique des plus jeunes spectateurs et leur donner des clés de compréhension du 7e art. Enfances au Cinéma pilote également, toute l’année, deux dispositifs scolaires parisiens, Mon 1er Cinéma pour les classes maternelles et École et Cinéma pour les classes élémentaires. « Dans tous les sens » s’inscrit ainsi dans une programmation de courts métrages renouvelée chaque année pour les tout-petits dès 3 ans, conçue par l’association et distribuée dans toute la France.

Sur l’affiche générale de cette édition figurent aussi des rendez-vous plus attendus, à commencer par Lilo et Stitch, dont bande-annonce avait déjà conquis les familles avant même sa sortie en salle, aux côtés d’Amélie et la métaphysique des tubes, Matilda, James et la pêche géante ou encore L’extraordinaire voyage de Marona.

Une salle de cinéma parisienne remplie de jeunes enfants émerveillés devant l’écran

Des enfants assistent à une séance de Mon Premier Festival dans un cinéma parisien

Pour prolonger cette exploration sensorielle

Le principe de « Dans tous les sens », raconter par l’image et le son plutôt que par les mots, trouve un écho immédiat avec L’Aventure Minuscule. Suite du long métrage césarisé Minuscule, La vallée des fourmis perdues (César du meilleur film d’animation 2015), ce second volet embarque une coccinelle piégée par mégarde dans un colis en partance pour les Antilles : son père et une poignée d’amis, une fourmi et une araignée noire, traversent le monde pour la retrouver, entre plages de Guadeloupe et forêt tropicale luxuriante.

Comme les sept courts métrages du programme parisien, le film ne compte aucun dialogue : toute la narration passe par le bruitage, la musique et une mise en scène qui mêle prises de vues réelles et animation, un parti pris qui n’est pas sans rappeler l’économie de mots de Sonámbulo ou de La Petite Taupe et le carnaval, et qui en fait un prolongement naturel pour toute la famille, notamment pour les frères et sœurs un peu plus grands.

Autre avantage non négligeable : ce type de programme se prête aussi bien à un visionnage collectif sur grand écran qu’à une pause en streaming sur mobile ou tablette, sur le trajet retour du cinéma ou juste après la séance, pour prolonger la discussion autour de ce qui vient d’être découvert à l’écran.

FAQ

Quand et où voir « Dans tous les sens » à Paris ?

Le programme est proposé dans le cadre de la 22e édition de Mon Premier Festival, du mercredi 21 au mardi 27 octobre 2026, précédée de séances scolaires dès le 12 octobre. Il figure dans la programmation de plusieurs des 21 salles et lieux culturels partenaires du festival.

À partir de quel âge s’adresse ce programme ?

« Dans tous les sens » est conçu pour les enfants dès 3 ans, avec une durée totale de 35 minutes calibrée pour leur capacité de concentration, une porte d’entrée pensée pour une toute première expérience de salle de cinéma.

Combien coûte une séance de Mon Premier Festival ?

Comme l’ensemble des séances du festival, « Dans tous les sens » est proposé au tarif unique de 4,50 € par personne et par projection, quel que soit le lieu.

*Images IA

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