Ma famille de samouraïs, film d’animation de Célia Catunda adapté du roman Nihonjin, sort dans les salles françaises le 16 septembre 2026. Un garçon brésilien d’origine japonaise part à la découverte des racines familiales que son grand-père grincheux s’est toujours refusé à évoquer.
Ma famille de samouraïs : São Paulo dans les années 80
Noboru grandit à São Paulo dans les années 1980 et a toujours préféré ignorer ses origines japonaises. Quand son école lui demande de préparer un exposé sur ses racines, le garçon n’a d’autre choix que de se tourner vers son grand-père Hideo, homme taciturne qui a toujours refusé d’évoquer son passé. C’est à partir de cette situation universelle, celle d’un enfant qui rencontre son histoire familiale sans y être prêt, que Ma famille de samouraïs construit son récit. Adapté du roman Nihonjin de l’écrivain brésilien Oscar Nakasato, ce film d’animation en VOD destiné à toute la famille propose une plongée dans l’une des grandes épopées migratoires méconnues du XXe siècle.
Le film s’appuie sur un fait historique peu enseigné en France : entre 1908 et 1941, des centaines de milliers de Japonais ont émigré au Brésil pour travailler dans les plantations de café, formant une communauté encore vivante et dynamique aujourd’hui. Hideo est l’un d’eux : arrivé en 1920 à l’âge de dix-huit ans, il a construit sa vie loin de son pays, dans un monde totalement différent. Au fur et à mesure que Noboru plonge dans ce récit, il découvre un oncle inconnu et comprend pourquoi son grand-père a choisi le silence.
Une animatrice brésilienne et une co-production qui franchit les frontières
La réalisatrice Célia Catunda est une figure bien connue de l’animation brésilienne, à laquelle on doit notamment Earth to Luna!, série jeunesse populaire dans de nombreux pays. Sa collaboration avec la production japonaise TV PinGuim donne à Ma famille de samouraïs une double identité visuelle et narrative : les séquences se déroulant à São Paulo ont un style graphique coloré et chaleureux, tandis que les flash-back racontant l’histoire de Hideo au Japon adoptent une esthétique plus épurée, inspirée de l’art pictural japonais traditionnel. Ce choix graphique audacieux transforme le récit en voyage entre deux cultures et deux époques.
La distribution française est assurée par Gebeka Films, éditeur spécialisé dans les films d’animation de qualité pour le jeune public. Cette maison de distribution, qui propose régulièrement des sagas d’animation à voir en famille, a su repérer dans Ma famille de samouraïs un film capable de toucher des enfants à partir de sept ou huit ans tout en intéressant leurs parents pour des raisons entièrement différentes.

Une photo de famille, des secrets qui attendent
Pourquoi ce film touche autant les enfants que leurs parents
La grande réussite de Ma famille de samouraïs est de fonctionner sur deux niveaux simultanément. Pour les enfants, c’est l’histoire de Noboru qui apprend à être fier de ce qu’il est, avec toute la dimension d’aventure et d’humour que cela implique. Pour les parents, c’est une réflexion sur la transmission, le silence des générations traumatisées et la façon dont une famille peut porter des secrets qui finissent par façonner tous ses membres sans qu’ils le sachent. Cette double lecture est précisément ce que les meilleurs films d’animation savent produire, et ce film ne fait pas exception.
Dans la même veine des films d’animation à partager en famille, on trouvera également dans Adama – Le Monde des Souffles, disponible en VOD, un film d’animation qui mêle avec la même élégance une aventure destinée aux enfants et une réflexion sur la mémoire familiale et les séparations difficiles. Une belle manière de prolonger les discussions que Ma famille de samouraïs ne manquera pas de susciter après la séance.
Une histoire d’oncle inconnu qui réserve ses meilleures surprises
L’un des ressorts narratifs les plus attachants du dessin animé est la révélation progressive de l’existence d’un oncle dont personne dans la famille n’avait jamais parlé. Ce personnage caché, dont l’histoire s’entrelace avec celle de Hideo pendant les décennies difficiles de l’immigration, permet au film d’aborder avec douceur des thèmes comme la honte sociale, les décisions impossibles et les silences qui blessent autant que les mots. La réalisatrice maintient un ton lumineux et accessible tout au long du film, sans jamais alourdir le récit d’explications superflues.
Pour les familles qui souhaitent prolonger cette découverte de la culture japonaise, la séance peut devenir un point de départ pour explorer d’autres aspects de l’histoire de l’immigration japonaise en Amérique du Sud. Un repas partagé avec quelques plats japonais simples, une carte du Brésil posée sur la table pour retrouver São Paulo : autant de façons de transformer une sortie au cinéma en véritable moment d’exploration culturelle en famille. Retrouvez toutes les prochaines sorties de cinéma jeunesse sur la page Instagram de PlayVOD et ne manquez aucune nouveauté sur sa chaîne YouTube avec les bandes-annonces des films à venir pour les petits.

Noboru part à la découverte de ses origines
FAQ
À partir de quel âge peut-on emmener les enfants voir Ma famille de samouraïs ?
Le film convient aux enfants à partir de sept ou huit ans, qui seront suffisamment attentifs pour suivre le récit à double temporalité et comprendre les enjeux émotionnels du film. Les plus jeunes, autour de cinq ou six ans, pourront également apprécier les séquences colorées et les personnages expressifs.
Quelle est la durée de Ma famille de samouraïs ?
Le film dure une heure et vingt-quatre minutes, un format idéal pour les jeunes spectateurs qui peuvent maintenir leur attention sur cette durée sans difficulté. Cette longueur raisonnable en fait une sortie cinema accessible même pour les familles habituées à des séances courtes.
Le film est-il adapté d’une histoire vraie ?
Le film est adapté du roman Nihonjin de l’écrivain brésilien Oscar Nakasato, qui s’inspire lui-même de l’histoire de l’immigration japonaise au Brésil, un mouvement migratoire qui a débuté en 1908. Ce fond documentaire donne au film une solidité narrative remarquable.
Quelle est la particularité visuelle de Ma famille de samouraïs ?
Le film utilise deux styles graphiques distincts selon les époques : un dessin coloré et moderne pour les années 1980 à São Paulo, et une esthétique plus épurée et inspirée de l’art japonais pour les flash-back racontant l’arrivée de Hideo au Brésil au début du XXe siècle.
Que faire après la séance pour prolonger l’aventure ?
Le film offre une belle entrée dans la découverte de la culture japonaise pour les enfants : quelques recettes simples (onigiri, mochi), ou encore quelques images d’archives sur l’immigration japonaise au Brésil permettront de transformer la séance en véritable atelier familial.